L'inconscient collectif et individuel
Le savoir psychanalytique est utilisé ici pour apporter une nouvelle compréhension des organisations. S'appuyant sur les théories de Hartmann, Kris et Loewenstein, l'objectif est de parvenir à un consensus entre les différents acteurs grâce à une communication et une meilleure compréhension des relations humaines à un niveau psychologique. Les relations entre supérieur et subordonné, le leadership et l'exercice du pouvoir, et leurs dysfonctionnements, sont abordées avec une interprétation psychanalytique. L' « adaptation » et le «développement» tant au niveau des individus que des organisations sont renforcées. Les intervenants experts de la théorie du management, et les psychanalystes traitent donc l'organisation de l'intérieur, ainsi que de la réalité socioculturelle à l'extérieur. « Nommer » (ou symboliser) des problèmes existants – et souvent caché - réduit leur charge émotionnelle. Le sentiment d'aliénation de l'individu au sein de l'organisation est traité ouvertement de manière à faciliter le travail de deuil qui permettra à l'organisation et aux personnes d’aller de l'avant.
Cette approche rompt avec la psychanalyse française traditionnelle qui avait l'illusion d’utiliser les organisations comme un vecteur de changement social et afin de renforcer la position des salariés vis à vis de la direction. Au contraire, l’objectif ici est d’utiliser le pouvoir curatif de la psychanalyse pour les symptômes que Dejours nomme «la souffrance dans les organisations». Cette approche est particulièrement adaptée aux grandes organisations qui ont subi des accidents - AZF ou Air France - et / ou des suicides médiatisées - telles que Renault, Peugeot, ou France Télécom - et est utile pour éviter les pires scénarios et la démoralisation du personnel.
L'objectif n'est pas seulement d’«aider» les survivants, mais de conserver un avantage concurrentiel durable, fondé sur un capital humain en bonne santé. Les effets bénéfiques de ces initiatives – tels qu’initialement théorisés par Hamel à Harvard – sont bien plus durables que les gains à court terme en matière de rentabilité et de réduction des coûts.
Cette liste est un ensemble d'exemples de services mis en œuvre par le passé.